Pochette Hashigakari
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guqin

Le Guqin ( Gǔqín / 古琴, prononcer gou-tchinne) est un des instruments à cordes le plus ancien connu à ce jour. Ses origines remonteraient à 5000 ans, et sa forme actuelle a peu changé depuis 2000 ans. Confucius lui-même aurait été un joueur de Guqin.

Le guqin actuel possède sept cordes tendues de part et d’autre de la table d’harmonie, ce qui en fait un instrument relevant à la fois du luth et de la cithare. Les sept cordes sont traditionnellement accordées selon la gamme pentatonique de fa : do – ré – fa – sol – la – do – ré (accordage différent de celui que j’emploie dans ma composition). Le do grave est le même que celui du violoncelle, le guqin est donc l’instrument chinois ayant la tessiture la plus basse.

La main droite pince les cordes avec la pulpe ou les ongles des doigts (j'utilise deux onglets de pipa, ne pouvant me laisser pousser les ongles). La main gauche peut soit effleurer les cordes pour produire les nombreuses harmoniques de l’instrument (marquées par des points sur la table), soit les presser contre la table pour obtenir différentes hauteurs. Le glissando est alors extrêmement utilisé, souvent même au-delà de la durée de résonance de la corde, créant des vibrations à peine perceptible.

L’instrument est peu sonore. Il doit être posé sur une table permettant une amplification acoustique naturelle. Dans mon cas j’utilise également un capteur collé sous l’instrument pour amplifier le son.

La notation du Guqin est extrêmement complexe : chaque note est représentée par un unique pictogramme indiquant à la fois la position de la main gauche, la corde et les doigtés de la main droite et de la main gauche.

Le Moine Errant (haikus)
Musique composée en 2012 pour la pièce Hashigakari
(compagnie Atelier de l'Orage)